D’aventures en Dagueneau

D'aventures en Dagueneau

Si l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt;
Il y a des jours où l’on a bien fait de se lever malgré l’appel de la couette !

Au programme de la journée, rien ne présageait une telle opportunité.
Mais il y a toujours une place de choix pour l’imprévu !
Et quel imprévu…

Au décours d’un déjeuner improvisé, des rencontres,
Quelques échanges,
Un coup de téléphone,
Une proposition :
Dégustation à 18h chez Dagueneau avec Charlotte à St Andelain si ça vous tente ? …

A quand la dégustation à la DRC au décours d’une partie de pétanque ?? !! …

Quelques kilomètres au compteur plus tard…

Charlotte nous accueille.
La découverte commence…
Le domaine s’étend sur 11.5ha, 12 salariés y travaillent à l’année afin de favoriser le travail manuel.
Le domaine cultive dans la mouvance du bio, mais s’autorise des traitements lorsque necessaire.
Le soin et la rigueur sont de mise.
A l’entrée dans le chai, la notion d’espace et propreté sont caractéristiques.

La vendange s’effectue en caisses dont la contenance est amoindrie par un système de grille afin d’éviter le tassement des raisins et l’oxydation des jus.
Le trie se fait à la vigne uniquement : aucun raisin altéré n’entrera en cuverie. La maturité optimale est recherchée, ce qui implique parfois jusqu’à 6 à 7 passages par parcelle, affirme Charlotte.
Une fois la vendange arrivée au chai, toutes les manipulations s’effectueront par gravité.
Les raisins sont égrappés, puis pressés.
Les moûts sont ensuite soumis à un débourbage serré car l’élevage sera long, sans soutirage.

La fermentation alcoolique a lieu en barrique de 600l ou en cigare ( contenant de 320l), sorte de fût plus allongé qu’un fût classique : voir la rangée du dessus sur la photo.
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Une partie de Silex est élevée dans un œuf :
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Ces deux derniers contenants ont été choisis pour leur capacité à optimiser la surface de contact rapport au volume de vin.

Les fermentations s’opèrent en levures sélectionnées. Depuis 2015, différentes souches prélevées sur les vignes du domaine sont à l’essai.
La dégustation de 4 barriques avec 4 types de levures différentes ( 2 killeuses, une sensible et une neutre)  a d’ailleurs été très révélatrice de l’importance et des conséquences des levures sur les vins.

Les vins restent donc 12 mois en barriques sans soutirage.

A l’aube de la vendange suivante, ils sont soutirés puis mis en cuves inox pour 9 mois, recherchant alors l’homogénéisation, la cohésion et le repos.

Cette étape est sans doute une phase clé des vins. Ils prennent leur dimension, s’allongent et s’affinent durant cette période.

A l’issue de cette visite et de la dégustation sur fûts,
Nous avons pu goûter en bouteilles :
Le blanc Fumé, Pur Sang, Buisson Renard, Silex et les Jardins de Babylone.

Le Blanc Fumé :
Assemblage de jeunes vignes de 5 à 20 ans issues pour 2/3 d’argile à silex et 1/3 de marne.
Aromatique explosive d’agrumes !
Vif et tonique, pour sûr un sauvignon comme on l’aime, surtout avec un crottin de Chavignol …

Pur Sang :
Il s’agit là d’une sélection parcellaire, environ 2 hectares d’argiles légers et petits silex situés sur Saint-Laurent, l’âge des vignes tourne autour de 25 ans.
La bouche se révèle pleine et fougueuse, comme un pur-sang !…
Le nom de cette cuvée est par ailleurs un clin d’œil aux travailleurs qui se récompensaient d’une dure journée par un vin un peu plus épaulé que la « piquette » de la ration quotidienne, on nommait ce vin « costaud »  le pur sang…
Cette cuvée séduit par ses rondeurs suggérées et salivantes… 
Crustacés de gastronomie arrivent au galop ! 

Buisson-Renard :
Sur des argiles plus riches dans le bas du coteau de Saint-Andelain, sur 1.5 ha, les vignes de Buisson Renard offrent une attaque ample. Tension et volume (relatif) sont en harmonie parfaite. L’aromatique s’ouvre plutôt sur l’exotique.
Les amers de fin de bouche apportent une troisième dimension.
Frissons … quand tu nous tiens … 
La nom de la cuvée est un pied de nez à l’erreur de retranscription du lieu-dit des vignes. Provenant de « Buisson Mesnard », un journaliste dégustateur bien connu, retranscrivit alors dans son guide Buisson-renard. Didier Dagueneau, décida alors de garder ce nom.

Silex : 
Issu des hauteurs de la butte de Saint-Andelain, sur des argiles durs à silex tranchants, la cuvée Silex, s’étend sur 4 hectares.
Complexité renversante…
L’agrume, le végétal noble, les notes marines se percutent s’entrechoquent… Puretée, tension tranchante et directrice…
Indéfinissable sur un instant de dégustation borné temporellement. 
Incontestablement un grand vin à voir évoluer pour en appréhender toutes les facettes, manifestement nombreuses.

Pour terminer, nous dégusterons les Jardin de Babylone,
Le fameux Jurançon du domaine Dagueneau, cultivé sur 3 ha de terrasses d’argile et de galets roulés,  à Aubertin ( dans le Sud Ouest ).
100 % Petit Manseng
Jamais, je n’ai eu cette sensation avec un vin liquoreux …
Bienvenu dans le monde du raffinement,
Intense et aérien à la fois… Paradox-babylone !…
Complexe bouquet de fruits jaunes abricot, pêche,  fruits tropicaux, d’élégantes notes de thé vert puis de miel de fleurs…
Extraordinaire  !
Jurançon Didier Dagueneau "Les Jardins de Babylone" 2011

D’aventure en Dagueneau il n’y a qu’un pas, ou plutôt qu’un verre et quelques kilomètres… 
Merci aux personnes qui auront permis à la Gamine d’être là,
Merci à Charlotte,
Il y a des jours où rien ne se passe comme prévu et c’est tant mieux !! 

MERCI 

 

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