J’en « Vouvray » bien une goutte …

 

Pour sûr, tous les chenins mènent à Vouvray !

Embarquée sur sa gabarre, la Gamine fait escale à Vouvray.
Une AOC exclusivement de vins blancs dont le cépage capitaine de navire est le Chenin,
localement appelé Pineau de la Loire.
Humble serviteur de vins secs, demi-secs, moelleux et effervescents.
Toutes ces casquettes pour notre capitaine grâce à son potentiel à donner du sucre en condition climatique favorable et surtout grâce à son caractère acide, qui n’est point un défaut, mille milliard de mille sabord !!!
Bien au contraire, elle assurera la ligne directrice pour tous les changements de cap moussaillon !
Reste alors au vigneron à établir son itinéraire de vinification, travail complexe d’équilibriste, cherchant avant tout à valoriser son millésime et son terroir.

Solidement ancré sur une roche mère de craie, appelée Tuffeau , datant de l’ère du Turonien (90 millions d’années en arrière), le vignoble de Vouvray a largué ses amarres sur la rive droite de la Loire.
Deux types de sols principaux se distingueront :
– Les sols argilo-calcaires, appelés « Aubuis  » conférant puissance et gras, terroir de prédilection des moelleux notamment.
– Les sols d’argile et de silex appelés « Perruche » apportant tension, revalorisant les acidités et aboutissant à des vins élancés à la finale minérale, souvent austères dans leur jeunesse.

Les premiers coteaux,mirant la Loire à la longue vue, reposent sur d’immenses  caves troglodytiques.
Elles sont creusées dans le Tuffeau. Ce sont d’anciennes carrières de pierres de taille, extraites pour la construction des maisons, des églises et des murs des Clos…
Des clos ? ! … Le vignoble de Vouvray aussi est cadastré en Clos, certaines vignes ont été entourées de murs en pierre, marquant leur identité géologique unique…
Parmi les plus connus, on notera le Clos du Bourg, Clos de Naudin ou encore Clos de l’Epinay…
Un vent de ressemblance avec le finage bourguignon mon capitaine  !

Point de rencontre entre vents de mer et vents de terre,notre embarcation flotte sur La Loire, qui se positionne en véritable régulateur thermique naturel, les vents se chargeant de diffuser les influences mi-continentale-océanique aux vallées.
L’effet millésime est donc ici une identité à part entière des vins car  les conditions de maturité des raisins, selon leur richesse en sucre, laissent au vigneron le choix d’élaborer des cuvées de fines bulles ou des vins secs ou demi-secs. En conditions favorables, on peut observer un développement de pourriture noble qui permettra alors la production des vins moelleux.

Assez bavardé Moussaillon,
à la croisé des Chenins, 
En sec et demi-sec, 
Le capitaine « Vouvray » bien goûter !! 

Chenin faisant, La Gamine propose en premier lieu de jeter l’ancre
sur« Renaissance » un Vouvray sec de Sébastien Brunet, vigneron depuis 2006 pratiquant une viticulture propre, en cours de certification (2018) Agriculture Biologique.
Un léger sulfitage est fait au pressoir, puis si besoin à la mise .
Les vinifications se font en levures indigènes , fermentation et élevage  en fût de 400l.
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Le nez est très ouvert sur ce millésime 2014, marqué par des notes de pêche, citron, écorce de pamplemousse. Après une petite houle dans le verre, des arômes de fleurs d’acacias et de miel frais s’échappent.
La bouche est souple, un gras discret enveloppe les muqueuses mais parait si bien dirigé par l’acidité qu’elle prend une allure élégante et élancée.
La finale salivante appelle le pavé de Sandre au beurre blanc  (pêché en Loire bien-sûr ! )
Un vrai joli Vouvray à conserver sur son itinéraire de navigation !

Chacun sa route, chacun son Chenin , passe le message à ton voisin … 

C’est donc François Chidaine qui adressera son message à la Gamine
avec son Vouvray « le Bouchet » 2009 ( demi-sec)
Véritable icône des appellations Montlouis et Vouvray, François Chidaine est installé depuis 1989. Conduisant son vignoble en Bio et Biodynamie il accorde une attention particulière au parcellaire et donc aux spécificités de son terroir, d’où un travail sur la multiplicité des cuvées.
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« Le Bouchet » précisément est une parcelle de 3 ha de vignes de 50 ans sur des sols argilo-calcaires.
La fermentation se fait en  levures indigènes en demi-muid ( fût de 600l), l’élevage se fait sans soutirage, durant 11 mois. La fermentation malo-lactique n’est pas recherchée…

La robe est jaune dorée, assez soutenue
Le nez exhale les arômes de fruits murs, le coing, la poire compotée, on y aperçois des arômes exotiques de mangue … dans toute cette gourmandise, le nez reste sérieux et distingué.
La bouche est ample, une merveille d’équilibre, la rétro-olfaction apporte quelques notes d’épices douces … mais surtout s’étire grâce à l’acidité tenant la barre et permettant de dissimuler les quelques 30 gr de sucres résiduels ! …
Un vin qui résolument démontre que la sucrosité ressentie est une histoire d’équilibre…
A associer de toute urgence avec une tarte tatin et sa crème fraîche pour faire un accord régional du Val de Loire, mais une tarte aux mirabelles serait vraiment ravie d’embarquer à bord aussi !

Si tous les chemins mènent à Rome,
Ces Chenins, particulièrement ont mené la Gamine par le bout du nez et plus encore!

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